Série Grèce Antique

Partie II : L'expédition

Alexandre le Grand

Biographie, Conquêtes et Héritage

Le Grognard

I Jeunesse

Deux faits importants sont à mentionner. Le premier est lorsqu’il a douze ans , il a dompté Bucéphale un cheval  originaire de la Thessalie, une région du nord de la Grèce réputée pour la qualité exceptionnelle de ses chevaux. Plus précisément, il aurait appartenu à l'élevage de Philonicos de Thessalie, un marchand qui l'a amené à la cour du roi Philippe II  vers 344 av. J.-C. Ils seront ensemble pendant la quasi totalité de l’épopée d’Alexandre. Le second est qu’il a eu comme tuteur Aristote. Il est l’un des plus grands philosophe Grec de son temps arrêtons-nous quelques instants sur ce grand personnage. Aristote est un philosophe grec né en 384 av. J.-C à Stagire en Macédoine  Il est l’un des penseurs les plus influents de l’histoire occidentale, fondateur du Lycée et de la logique formelle. Son père, Nicomaque, était médecin à la cour du roi Amyntas II, ce qui a influencé l’intérêt d’Aristote pour les sciences naturelles. À 17 ans, il rejoint l’Académie de Platon à Athènes, où il étudie pendant 20 ans. Bien qu’il admire Platon, il s’en détache sur plusieurs points philosophiques. En 343 av. J.-C., il est chargé par Philippe de Macédoine d’éduquer son fils, Alexandre. Cette relation lui vaudra plus tard des accusations de sympathie envers les Macédoniens. En 335 av. J.-C, il retourne à Athènes et fonde le Lycée, une école rivale de l’Académie, où il enseigne en marchant — d’où le nom de péripatéticien donné à ses disciples. Après la mort d’Alexandre, Aristote est contraint de quitter Athènes pour éviter un procès pour impiété. Il meurt en 322 av. J.-C. sur l’île d’Eubée.

 

Le père d’Alexandre Phillipe s’était remarie et Olympia sa premiere femme,  était prête à tout pour se venger,  le fit donc assassiner. C’est dans ce cadre qu’Alexandre monte sur le trône de Macedoine a vint ans, nous sommes en 336 av. J.-C. Alexandre, jeune roi alors qu’il venait d’écraser la révolte de Thèbes, fit une visite à Corinthe, la  il rendit visite au célèbre philosophe cynique Diogène de Sinope, célèbre pour son mode de vie  provocateur. Diogène vivait dans un tonneau (ou plus exactement une grande jarre) et prônait l’autosuffisance, le rejet des conventions sociales et la liberté intérieure. S’en suit un dialogue qui nous ai relate par Plutarque :

  • Je suis Alexandre, roi des Macédoniens. Que puis-je faire pour toi ?
  • Détournes toi donc de mon soleil

Loin de se vexer, Alexandre aurait été impressionné par l’audace et la liberté d’esprit de Diogène. Il aurait alors déclaré à ses compagnons :

  • « Si je n’étais pas Alexandre, je voudrais être Diogène. »

En 334 av. J.-C, il franchissa l'Hellespont pour mettre à exécution le plan que son père avait laissé en suspens : porter la guerre en Asie et défier l’immense Empire perse. En reprenant ce projet, Alexandre transforma une ambition familiale en une quête personnelle sans limite. Accompagné de 40 000 hommes, il quitta les rivages connus pour s'enfoncer dans le territoire de Darius III, marquant le véritable début d'une épopée qui allait changer la face du monde antique.

I Debut de l'expedition

L’expédition débute avec la bataille de Granite ou 37 000 macédoniens font face à 40 000 Perses. La bataille se déroule sur les rives du fleuve granite en Turquie actuelle . Alexandre aurait précipité la bataille qui se serait deroule en fin de journée les Perses aurait été éblouit  par le soleil. Lors du déroulement de la bataille la cavalerie des compagnons Grecs auraient pecer les lignes Perses suivis de l’infantrie qui aurait achevé  le travail. Les mercenaires Grecs du camp Perses seraient reste passif.

Bataille du Granique - 334 av. J.-C.
Colline
Mercenaires Grecs (Réserve)
Cav. Droite
Centre-G.
Centre Droit
Aile Gauche
Le Granique
Thessaliens
⚔️
Phalange
⚔️
Hypaspistes
👑
Alexandre

Après la victoire du Granique, Alexandre poursuivi  sa campagne en Asie Mineure. Sur sa route il s’empara de la ville de Gordion la ville antique ancienne capitale du roi Midas[1]. Arrien nous relate la légende du noeuf Gordien :

« Il y avait dans le temple de Zeus Basileus un ancien char, dont le joug était attaché au timon par un nœud de bois de cornouiller, si compliqué qu’on ne pouvait en voir ni le commencement ni la fin. Un oracle avait déclaré que celui qui parviendrait à le dénouer deviendrait maître de l’Asie.
Alexandre, curieux de vérifier la prophétie, tenta de le dénouer, mais ne parvenant pas à en trouver l’extrémité, il trancha le nœud d’un coup d’épée. Certains disent qu’il retira la cheville centrale, révélant ainsi les extrémités du nœud. »

[1] Note : Le Roi Midas – Souverain historique de Phrygie au VIIIe siècle av. J.-C. — identifié sous le nom de Mita dans les chroniques assyriennes —, Midas régnait sur un royaume d'une immense prospérité matérielle. La mythologie grecque a transcendé cette opulence réelle à travers le célèbre mythe du « toucher d'or » octroyé par Dionysos, condamnant le roi à transformer tout ce qu'il effleurait en métal précieux. Les textes antiques lui prêtent également des oreilles d'âne, punition infligée par Apollon pour avoir préféré la flûte de Pan à la lyre divine. Entre faste oriental et tragédie intemporelle, il reste l'allégorie universelle de la cupidité et de la vanité des puissants.

A la suite de la bataille de Granique Darius, prit personnellement le commandement, tenta de couper la ligne de ravitaillement d’Alexandre en le contournant. Ce dernier fit alors demi-tour pour l’affronter à Issos. L’armée macédonienne s’avançant toujours plus loin en Asie Mineure comptait 37 000 combatants, cote Perse on alignait 60 000 combattants commandés par le roi des rois Darius en personne, qui s'apprette à livrer sa premiere bataille contre Alexandre qu’il attend de pied ferme. Le champ de bataille, étroit et bordé par la mer et des montagnes, neutralisa l’avantage numérique perse. Alexandre plaça sa phalange au centre, sa cavalerie des Compagnons à droite, et les Thessaliens à gauche. Il mèna une attaque décisive sur l’aile gauche perse, traversa le fleuve Pinaros, et brisa les lignes ennemies. Darius, voyant son armée en déroute, fuya le champ de bataille, abandonnant son char, et ses insignes royaux…  sa famille fut même capturée. Cette victoire ouvra la Phénicie et l’Egypte a Alexandre. Les pertes Perses furent considérables environ 20 000 tués.

ISSOS : LE CHOC DES EMPIRES (333 av. J.-C.)
⚔️ Troupes : ~60.000+
Nabarzane
Cavalerie LourdeS'élance, percute Parménion, recule puis s'engage dans un féroce combat de mêlée.
Mercenaires Grecs
Hoplites d'ÉliteExploitent la faille du centre macédonien et chargent violemment dans le lit du fleuve pour enfoncer la Phalange.
👑
DARIUS III
Le Roi des RoisPosté au centre-droit, son bloc encaisse directement la charge d'Alexandre avant de fuir.
Cardaces
Infanterie de MontagneTroupes de choc légères/lourdes descendant des pentes pour tenter d'envelopper le flanc macédonien.
Le Pinarus
Parménion
Fixation Flanc GaucheContient le choc initial de Nabarzane, encaisse le reflux, puis verrouille la mêlée au fleuve.
⚔️
Phalange
Le Mur de SarissesRompue par la topographie difficile du fleuve, elle subit de plein fouet le contre-assaut des hoplites grecs.
👑
ALEXANDRE
La Charge RoyaleS'élance en ligne droite et percute de plein fouet la position de Darius III.
🏹
Agriens
Voltigeurs d'ÉliteTrivaux et tirailleurs d'élite. Ils grimpent sur le flanc et saturent de javelins les Cardaces.
⚔️ Troupes : ~40.000

A la suite de la bataille Darius envoya des ambassadeurs à Alexandre afin de lui proposer d’en rester la contre une somme d’argent et lui offrait de garder l’Asie mineure.

S’en suit ce dialogue célèbre entre Parménion le vieux general Macédonien qui servait déjà sous Phillipe II et son roi. Parménion en parlant de l’offre de Darius :

 « - Moi, j’accepterais 

- Et moi, je ne suis pas Parménion » répondit Alexandre.

Alexandre continua l’expédition se rendant maitre de la Phénicie et de Chypre. Cependant une ville résista de façon extraordinaire. Il s’agit de la ville de Tyr. Plutarque nous raconte :

« Il assiega Tyr pendant sept mois a l’aide digue et de machines et du cote de la mer avec deux cents trieres , durant le siege il eut un songe ou il vit Herackles qui lui tendait la main du haut des remparts et l’appelait. »

Une fois le siege de Tyr termine , il fit le siege de Gaza puis s’avança jusqu’en Egypte.

Lancer la simulation : Siège de Tyr
× FERMER L'INTERFACE
OLD TYRE SIDON HARBOR EGYPT HARBOR 1 2 2 3 3 4 5 5 6 TYRE
1. Digue : Le môle construit pour annuler l'insularité de la cité.
2. Artillerie : Tours de siège et catapultes montées sur navires.
3. Blocus : Domination navale fermant les accès vitaux.
4. Diversion : Flotte de diversion harcelant les remparts ouest.
5. Assaut : Le coup de grâce mené personnellement par Alexandre.
6. Brèche : Effondrement des défenses et prise de la cité.

Lorsque Alexandre arriva en Égypte il ne rencontra aucunes résistance  et le satrape qui dirigeait remit les clefs de la province a Alexandre sans combattre. Il occupa sans sa capitale Memphis. Benoist-Méchin nous explique les consequences de la prise de l'Egypte :

  « En s’emparant de l’Egypte, Alexandre avait achevé la conquête des cotes méditerranéennes qui avaient été sous domination Perses. La pensée la plus hardie de la politique de Pericles, qui consistait a donner l’affranchissement de l’Egypte pour base et pour gage a durée, a la puissance maritime et commerciale d’athenes, était non seulement accomplie, mais beaucoup dépassée, le bassin orientale de la méditerranéen était acquis au monde hellénique, et avec la domination de l’egypte on avait aussi le golf voisin, d’où partait les grandes routes maritimes qui conduisit en Ethiopie et dans les merveilleuses contrées de l’inde. La possession de l’egypte ouvrait des perspectives immenses. »

 C’est a ce moment de notre récit que le souverain macédonien fonda Alexandrie. Je re-donne la parole a Benoist-Méchin :

«  Du fait que nous avons fait débuter ce récit au moment où Alexandre arrive à Hécatompyles et dépose son manteau sur la dépouille de Darius (début de 330 avant J.-C.), il ne nous a pas été possible de revenir en arrière pour évoquer la fondation d'Alexandrie, qui avait eu lieu un peu auparavant (c'est-à-dire vers la fin de 332). Pourtant la fondation de cette ville fut un des actes les plus importants et les plus durables de son règne puisqu'elle survécut à l'effondrement de son empire, au conflit des Diadoques, à la conquête romaine, à l'avènement du christianisme, à l'invasion musulmane et que, jusqu'à nos jours, sa lumière n'a cessé de rayonner sur le monde méditerranéen. Omission regrettable dans une biographie d'Alexandre ; plus regrettable encore dans une série d'ouvrages où cette ville lumineuse ne cessera de reparaître, comme si « le Rêve le plus long de l'histoire » ne pouvait s'en détacher.

C'est là, en effet, que viendra mourir Pompée après la défaite de Pharsale ; que César recevra sa tête en abordant l'Égypte ; que le conquérant des Gaules rencontrera l'héritière des Ptolémées, en qui sa présence fera revivre le rêve d'Alexandre ; qu'Antoine et Cléopâtre mèneront leur « Vie inimitable » ; qu'Octave deviendra le maître de l'Occident après avoir écrasé le « serpent du Nil » ; que professeront Plotin, Porphyre, Jamblique et les philosophes néo-platoniciens qui inspireront l'empereur Julien ; de là que partiront certains ambassadeurs que le Sultan Malik-el-Kamil enverra à la cour de Frédéric II et qui auront une influence décisive sur la sixième croisade ; c'est là que débarquera le jeune Bonaparte, au début d'une aventure « digne d'un nouvel Alexandre » et que Lawrence quittera définitivement l'Orient en emportant avec lui sa colère et son désespoir. Autant de raisons qui nous poussent à combler cette lacune avant de clore la biographie du fils d'Olympias. Car Alexandrie elle-même est un songe réalisé avec un sens extraordinaire des réalités pratiques ; un équilibre harmonieux entre la clarté géométrique des Hellènes et le goût de la monumentalité propre à l'Égypte et à l'Asie. »

C’est également en Egypte qu’il traversa durant trois jours le desert libyque jusqu’à l’oasis de Siwa, pour consulter l’oracle d’Amon, assimilé à Zeus-Ammon dans la tradition gréco-égyptienne.   Selon les sources antiques ( Arrien et Plutarque), l’oracle aurait proclamé Alexandre comme “fils de Zeus”, ce qui renforça son autorité divine auprès de ses troupes et des peuples conquis.

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SYLLABUS DES 700 000 ROULEAUX

Astronomie & Mathématiques
Euclide de Mégare Les Éléments (Stoicheia)

La structure logique de la géométrie en 13 volumes. Le livre le plus édité après la Bible.

Claude Ptolémée L'Almageste

Catalogue de 1022 étoiles et base du système géocentrique qui dominera l'astronomie pendant 14 siècles.

Aristarque de Samos Sur les grandeurs et les distances

Le premier traité postulant l'héliocentrisme (la Terre tourne autour du Soleil).

Hipparque de Nicée Catalogue des Étoiles Fixes

Inventeur de l'astrolabe et découvreur de la précession des équinoxes.

Diophante d'Alexandrie Arithmétiques

Le premier ouvrage d'algèbre traitant des équations polynomiales.

Apollonios de Perge Les Coniques

Étude révolutionnaire sur les ellipses, paraboles et hyperboles.

Philologie & Bibliothéconomie
Callimaque de Cyrène Les Pinakes (Tables)

Catalogue monumental de 120 volumes répertoriant toute la littérature grecque par genres.

Zénodote d'Éphèse Édition Critique d'Homère

Le premier travail de normalisation des textes de l'Iliade et de l'Odyssée.

Aristophane de Byzance L'Invention de la Ponctuation

Développement du système d'accents et de ponctuation pour la lecture des manuscrits.

Dionysios le Thrace L'Art de la Grammaire

La première grammaire systématique du grec, modèle des grammaires occidentales.

Sciences de la Vie & Médecine
Hérophile de Chalcédonie Traités d'Anatomie

Découverte du rôle du cerveau comme siège de l'intelligence et distinction entre nerfs et tendons.

Érasistrate de Céos Recherches sur la Circulation

Études pionnières sur les valvules cardiaques et le système moteur.

Galien de Pergame Le Corpus Galénique

Plus de 400 traités médicaux qui constitueront la référence absolue jusqu'à la Renaissance.

Histoire & Géographie
Manéthon de Sebennytos Aegyptiaca (Histoire de l'Égypte)

La chronologie officielle des pharaons en 30 dynasties, écrite pour Ptolémée Ier.

Ératosthène de Cyrène Geographica

Le premier traité utilisant des méridiens et parallèles, incluant le calcul de la circonférence terrestre.

Bérose le Chaldéen Babyloniaca

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Strabon Géographie

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Lettres & Théâtre antique
Sappho de Lesbos Les Neuf Livres Lyriques

L'intégralité de l'œuvre de la "Dixième Muse", conservée jalousement à Alexandrie.

Eschyle / Sophocle / Euripide Les Tragédies Complètes

Les manuscrits officiels d'Athènes, dont seule une infime partie nous est parvenue.

Théocrite Les Idylles

L'invention de la poésie bucolique et pastorale sous le patronage des Ptolémées.

Philosophie & Théologie
Les Soixante-Dix (Traducteurs) La Septante (LXX)

La première traduction de la Torah hébraïque en grec, réalisée par 72 savants juifs à Alexandrie.

Aristote de Stagire Le Corpus Aristotélicien

La bibliothèque personnelle d'Aristote formait le cœur originel de la collection du Museion.

Philon d'Alexandrie L'Exégèse Allégorique

La fusion monumentale entre la philosophie grecque (Platon) et la pensée juive.

Mécanique & Merveilles
Héron d'Alexandrie Pneumatica & Automata

Plans de la première machine à vapeur (éolipyle) et d'automates hydrauliques complexes.

Ctésibios Sur l'Hydraulique

Invention de l'orgue hydraulique (hydraule) et des premières horloges à eau précises.

Après avoir jeté les bases d’Alexandrie et consulté l’oracle d’Ammon, Alexandre quitta les rivages de l’Égypte au printemps 331 av. J.-C. Si son séjour sur les bords du Nil avait consolidé son prestige, le cœur de l’Empire perse restait encore à conquérir. Tandis qu’il remontait vers la Mésopotamie, Darius III l'attendait avec une armée immense, patiemment rassemblée pour écraser l’envahisseur. Ce n'était plus seulement le sort d'une province qui se jouait, mais bien le trône du « Roi des Rois ». Le face-à-face devint inévitable dans la plaine de Gaugamèles. C’est là, loin des temples égyptiens et de sa nouvelle cité nouvellement érige que le génie tactique d’Alexandre affronta la démesure des forces perses dans ce qui demeura son plus grand chef-d’œuvre militaire.

Bataille de Gaugamèles

331 av. J.-C.
Royaume de Macédoine Alexandre le Grand ~47 000 Soldats
VS
Empire Achéménide Darius III ~100 000+ Soldats

Pour assister au passage en revue des troupes avant la bataille cliquer sur la video ci dessous :

Phase 1 : L'Approche Oblique

Empire Achéménide
Le Dispositif de Choc

Darius a fait niveler le terrain pour lancer ses 200 chars à faux et ses 15 éléphants indiens au centre.

La Ligne Étendue

Mazée (gauche) et Bessos (droite) préparent un double enveloppement grâce à leur supériorité numérique en cavalerie.

Royaume de Macédoine
Le Décalage à Droite

Alexandre décale son aile vers l'extérieur. Son but est d'attirer les Perses hors du terrain préparé et de forcer Bessos à étirer ses lignes.

La Souricière

Le centre macédonien se prépare à ouvrir ses rangs pour neutraliser la charge des chars sans subir de contact frontal.

Phase 2 : La Rupture du Centre

Empire Achéménide
La Faille de Bessos

En voulant intercepter Alexandre, Bessos a créé un vide entre son aile et le centre de Darius.

L'Offensive de Mazée

Sur l'autre flanc, Mazée lance un assaut massif qui commence à isoler et submerger Parménion.

Royaume de Macédoine
La Charge en "Coin"

Alexandre forme un coin (Embolon) avec ses Compagnons et plonge à pleine vitesse dans la brèche, visant directement le char de Darius.

Le Sacrifice de Parménion

L'aile gauche subit une pression extrême mais tient ses positions, fixant Mazée pour protéger l'arrière de la charge royale.

Phase 3 : La Déroute et la Route de Babylone

Empire Achéménide
La Fuite du Roi

Voyant Alexandre fondre sur lui, Darius III tourne son char et s'enfuit, provoquant l'effondrement moral du centre perse.

Le Repli de Mazée

Le Satrape de Babylone, bien qu'en position de force contre Parménion, doit abandonner le combat face à la déroute généralisée.

Royaume de Macédoine
Le Dilemme d'Alexandre

Plutôt que de poursuivre Darius, Alexandre fait demi-tour pour secourir Parménion, sauvant son armée d'un encerclement fatal.

L'Ouverture de Babylone

Grâce à cette victoire, Mazée négocie la reddition pacifique de Babylone, ouvrant la route triomphale vers le cœur de l'Orient.

Babylone était la capitale de l’Empire perse connu pour ses jardins suspendus. Alexandre s’attendait à une farouche résistance, mais elle fut livrée par ses administrateurs. Malgré l’accumulation de victoire, l’Empire perse à ce moment-là est encore loin d’être anéanti. Alexandre le savait, c’est pourquoi il continua sa marche. Il prit les villes de Suse, puis Persépolis.

Babylone sous Alexandre le Grand (Murailles, Porte d'Ishtar et Jardins Suspendus)

La Capitale de l'Orient s'ouvre au Conquérant

En octobre 331 av. J.-C., suite à l'éclatante victoire de Gaugamèles et la fuite de Darius III, Alexandre le Grand fit une entrée pacifique et triomphale dans Babylone. Cette illustration synthétise la vision grandiose qu'eurent les troupes macédoniennes : l'immensité de l'enceinte de la ville, les terrasses verdoyantes des mythiques Jardins Suspendus et l'éclat de la Porte d'Ishtar, symboles d'une richesse légendaire que le monde hellénique s'apprêtait à absorber.

Puis il fit une pause de quatre mois durant l’hiver – 329 et en profita pour organiser l’adminastration , faire reposer ses troupes, pacifier l’arriere pays. Puis il reppris sa marche a la poursuite de Darius il fait le siege de Ectabane . Darius  abandonne par ses généraux, et alors qu’un détachement macédonien tomba sur un convoie Perse il fut tue par l’un de ses satrape Bessos. Alexandre en voyant son corps le recouvra de son manteau d’or. Benoist Mechin nous raconte :

 « D’autres actes du roi de Macédoine ont frappé plus vivement l’imagination des chroniqueurs. Ils ont retenu de préférence les scènes où l’on voit Bacchus domptant Bucéphale, bousculant la sibylle ou encore tirant son épée pour trancher le nœud gordien. Pourtant, le geste D’Alexandre déposant son manteau sur le cadavre de Darius est autrement plus important. Il ne signifie pas seulement que le roi de macédoine entend prendre sous protection la dépouille du défunt. Il symbolise la volonté de s’identifier a lui […] La chute de son manteau sur la dépouille de son ancien ennemi en fait plus qu’un vainqueur : l’héritier du grand roi. »

En 329 av. J.-C., Alexandre traverse l’Hindou Kouch et entre en Bactriane. Bessos fuit vers la Sogdiane. Bactres ouvre ses portes sans combat majeur, probablement en raison de la peur inspirée par la réputation d’Alexandre et de la trahison de Bessos par ses propres officiers. Alexandre y installe un gouverneur macédonien, Artabaze, et fait de la ville une base arrière pour ses campagnes ultérieures en Sogdiane.  C’est à Bactres qu’Alexandre épouse Roxane, fille du noble bactrien Oxyartès, en 327 av. J.-C. Ce mariage symbolise sa volonté de fusionner les élites macédoniennes et orientales.

Arnold Tonybee nous parle de la ville :

« Que les touristes qui s’extasient sur Chicago en prennent de la graine ! Je suis certain que les alexandrins qui visitèrent Bactres au temps où elle était la capitale de l’empire gréco-bactrien durent être frappes de stupeur. Et je suis certain que les Romains qui la visitèrent au temps ou elle était une des capitales de l’empire Kouchan éprouvèrent le même sentiments. Pour ma part j’en suis reste muet de stuppeur. Ces murailles cyclopéennes, ces tours, ces amoncellement de terre, même dans leur état de délabrement actuel, donnent une haute idée de la majesté à laquelle peut atteindre un effort humain soutenu sans faiblir à travers douze siècles… »

 

 Apres Bactre Alexandre se rendit en Inde c’est la , le long du fleuve de L’hydapse qu’eut lieu la bataille du même nom contre le roi Indou Pôrus. Pôrus pensait qu’Alexandre ne pourrait pas traverser, et campa sur la rive est. Alexandre feignit l’attente, mais organisa secrètement une traversée nocturne en amont, à l’abri d’une île fluviale. Il laissa Cratère et Méléagre simuler une présence sur la rive ouest pour tromper Pôrus. Pendant ce temps Alexandre débarqua avec une partie de ses troupes sur la rive est, surprenant Pôrus. La cavalerie macédonienne attaqua les flancs, évitant les éléphants au centre. Les éléphants, bien que redoutables, devennerent bientôt incontrôlables sous les assauts, piétinant parfois leurs propres troupes. Alexandre utilisa la mobilité de ses cavaliers pour harceler les Indiens, tandis que l’infanterie macédonienne tenna bon face aux éléphants.  Plutarque nous raconte :

« Pôros, instruit qu'Alexandre passait le fleuve, envoya contre lui son fils avec deux mille chevaux et cent vingt chars. Mais Alexandre les chargea avec vigueur, tua le fils de Pôros, renversa ses chars et mit sa cavalerie en fuite. Pôros, voyant qu'Alexandre lui-même avait passé le fleuve, marcha à lui avec toute son armée, ne laissant que peu de troupes pour empêcher le reste des Macédoniens de passer. [...]

Le combat fut long et opiniâtre. Les éléphants surtout firent beaucoup de mal aux Macédoniens ; mais enfin, vers la huitième heure du jour, ils commencèrent à lâcher le pied. »

« Pôros, qui avait montré dans le combat une valeur extraordinaire, ne se retira pas comme un capitaine qui fuit, mais comme un homme qui succombe à la force. Alexandre, qui l'admirait, voulut le sauver ; il envoya Taxile vers lui. Taxile l'ayant joint à cheval, le pria de s'arrêter et d'écouter ce qu'Alexandre avait à lui dire.

Mais Pôros, voyant son ancien ennemi, se tourna vers lui et allait le percer de son javelot, si Taxile n'eût soudain poussé son cheval au galop. Alexandre, ne se décourageant pas, envoya d'autres officiers, et enfin Méroès, qui était ami de Pôros. Celui-ci, vaincu par la soif et par la fatigue, s'arrêta et descendit de son éléphant.

Dès qu'il fut devant Alexandre, ce prince lui demanda comment il voulait qu'il le traitât. — En roi, répondit Pôros. Alexandre lui ayant demandé s'il n'avait rien autre chose à désirer : — Tout est compris, repartit Pôros, dans ce seul mot : En roi. »

Bataille de l'Hydaspe - 326 av. J.-C.
L'HYDASPE

La victoire sur l'Hydaspe, bien que totale, marqua paradoxalement le début de la fin de l'aventure indienne. Si Alexandre souhaitait s'enfoncer davantage vers l'Orient, ses troupes, elles, étaient à bout de force. Épuisés par les pluies tropicales et terrifiés par la perspective d'affronter des armées encore plus vastes au-delà du Gange, les soldats macédoniens finirent par se mutiner sur les rives de l'Hyphase.

Plutarque nous relate l'evenement :

« Cette victoire sur Pôros ralentit beaucoup l'ardeur des Macédoniens, et ne leur laissa aucune envie de s'avancer plus loin dans l'Inde. [...] Ils s'opposèrent donc avec force à Alexandre, qui voulait leur faire passer le Gange. [...] Alexandre, affligé et en colère, se renferma dans sa tente ; [...] mais les soldats s'étant assemblés à l'entrée, où ils ne cessaient de pousser des cris lamentables et de le conjurer d'avoir pitié d'eux, il se laissa enfin fléchir et se disposa au retour. »

Ce renoncement modifia la nature de l'épopée. Puisqu'il ne pouvait plus conquérir de nouveaux territoires vers l'Est, Alexandre décida de redescendre l'Indus vers l'Océan pour consolider ses acquis et explorer les limites du monde connu. Ce fut dans ce contexte de repli stratégique qu'il confia à son ami d'enfance, l'amiral Nearque, la direction d'une flotte immense. Sa mission était alors de longer les côtes désertiques de la Gédrosie pour relier l'embouchure de l'Indus au golfe Persique, ouvrant ainsi une nouvelle route maritime entre l'Inde et Babylone.

III L'expedition de Nearque et la traverse du desert de Gedrosi

Une fois la décision du retour actée, Alexandre divisa ses forces pour mener de front une double exploration. Néarque, amiral et fidèle compagnon du roi, reçut la mission périlleuse de ramener la flotte macédonienne depuis l’embouchure de l’Indus jusqu’au golfe Persique. Ce périple, entrepris vers 325 av. J.-C., visait non seulement à sécuriser le retour des navires, mais aussi à explorer les côtes inconnues de la mer des Indes pour établir une route maritime pérenne entre l’Inde et la Mésopotamie.

Après la conquête du royaume de Pôros, la flotte longea les côtes arides du Makran (Gédrosie). Les marins affrontèrent des tempêtes violentes, des pénuries d’eau chroniques et des rivages hostiles où la survie tenait du miracle. Ce voyage scientifique et militaire, qui permit de cartographier des régions alors légendaires, nous est parvenu grâce au récit de Néarque lui-même, conservé par l’historien Arrien dans son Indica, et plus tard traduit par William Vincent au XVIIIe siècle.

Parallèlement à cette expédition navale, Alexandre entreprit une marche terrestre à travers le désert de Gédrosie (l'actuel Baloutchistan).

En choisissant de défier les sables de Gédrosie après avoir soumis les rois de l'Inde, Alexandre ne chercha plus seulement à étendre ses frontières, mais à s'élever au-dessus de la condition humaine. Cette quête de l'impossible illustra parfaitement ce que les Grecs appelaient l'hybris, cette démesure tragique qui poussait l'homme à braver l'ordre naturel et la volonté des dieux. Le philosophe Héraclite avait pourtant prévenu, dans l'un de ses fragments les plus célèbres :

« Il faut éteindre l’hybris plus encore qu’un incendie. »

Pour le conquérant, ce feu intérieur, qui l'avait porté jusqu'aux confins du monde connu, finit par consumer ses dernières forces dans la fournaise du désert. Si l'expédition de Néarque ouvrit les voies du commerce et de la science, la traversée terrestre, elle, marqua le crépuscule d'un homme qui, à force de vouloir dominer les éléments, oublia sa propre condition. Ce fut un roi victorieux mais hanté par ses pertes qui regagna finalement Babylone en - 323 soit 11ans après le debut de son expedition, où l'incendie de son ambition s'éteignit brusquement, laissant derrière lui un empire immense mais déjà fragmenté par l'excès de sa propre démesure.

IV Le projet d'un empire universel

Au-delà des conquêtes militaires et du contexte géopolitique de la Grèce antique, il convient d'interroger la finalité ultime de l'épopée d'Alexandre. Son projet, d'une ambition grandiose, visait à fusionner l'Orient et l'Occident en une seule entité universelle, une civilisation nouvelle irriguée par la beauté, l'harmonie et le savoir.

Pour cimenter cette union, Alexandre employa des moyens tant religieux que politiques :

  • Le culte impérial : Il tenta d'imposer une religion commune à ses sujets et se consacra lui-même comme une divinité, cherchant à légitimer son pouvoir absolu par une essence sacrée.

  • La proscynèse (la révérence) : Il introduisit à sa cour la proscynèse, cette coutume perse consistant à se prosterner devant le souverain. Ce rite heurta profondément les Macédoniens et les Grecs, pour qui un tel geste était réservé aux dieux et restait contraire à leurs mœurs égalitaires.

  • L'union par le sang : Alexandre donna l'exemple de la fusion culturelle en épousant Roxane, une princesse de Sogdiane. Cette politique d'intégration atteignit son apogée lors des Noces de Suse, une cérémonie monumentale où des milliers de soldats et d'officiers macédoniens épousèrent des femmes perses.

  • La réforme de l'armée : Sur le plan militaire, il décida de fusionner les unités macédoniennes et orientales. L'intégration de jeunes « barbares » entraînés à la manière grecque au sein de la prestigieuse phalange fut très mal perçue par ses vétérans, qui y virent une trahison de leur identité.

Ce projet de monarchie universelle, bien que visionnaire, accentua les tensions entre le roi et ses compagnons d'armes, transformant peu à peu le conquérant libérateur en un monarque absolu aux traits de plus en plus orientaux.

« Soudain, les trompettes de l'armée, massées devant la tente impériale, sonnèrent pour annoncer le com- mencement de la fête. Les invités du roi, au nombre de neuf mille, s'assirent à la table du festin. Une seconde fanfare annonça à travers le camp que le roi offrait une libation aux dieux. Tous les invités burent à la santé d'Alexandre dans les coupes d'or qu'il leur donna en guise de souvenir. Une troisième fanfare annonça l'entrée des princesses, qui s'avancèrent en une longue procession, le visage à demi-voilé selon la coutume orientale. Chacune d'elles se dirigea vers le fiancé qui lui était destiné : Statyre, la fille de Darius, vers Alexandre lui-même  sa plus jeune seurs Drypétis vers Héphestion, le favori du roi, qui devait ainsi son beau-frère ; Amastris, fille d'Oxathrès et nièce du Grand Roi, vers Cratère ; la fille d'Atropatès, prince des Mèdes, vers Perdiccas ; Artakama, la fille du vénérable Artabaze, vers Ptolémée le Lagide ; sa sœur Artonis, vers Eumène de Cardes, le Grand chancelier ; la fille du Rhodien Mentor, vers Néarque, l'amiral de la flotte ; Apama, la fille de Spitamène de Sogdiane, vers Séleucos, le chef des éphèbes royaux  et ainsi de suite jusqu'à ce que chacune des jeunes filles eût rejoint son futur époux. À ce moment, le roi donna à Statyre le baiser nuptial et chacun des fiancés suivit son exemple. Le festin dura tard dans la nuit, jusqu'au moment où tous les couples se furent retirés dans leurs chambres respectives .Les fêtes et les réceptions se succédèrent pendant cinq jours. Les pays étrangers avaient envoyé des ambassadeurs ; les villes et les provinces de l'empire, leurs satrapes et leurs gouverneurs ; les alliés d'Europe et d'Asie, des délégations officielles. Tous remirent au roi des cadeaux somptueux. Les couronnes d'or, à elles seules, valaient plus de quinze mille talents. De son côté, le roi offrit une dot à chaque Macédonien qui avait épousé, ce jour-là, une jeune fille asiatique. Leur nombre s'élevait à plus de dix mille. Il leur promit en outre que leurs enfants seraient considérés comme les « Parents » des siens et élevés gratuitement aux frais de l'État. »

Alors que les Noces de Suse semblaient sceller l'avenir de l'empire, Son alter ego, Héphestion, succomba brutalement d'une maladie à Ecbatane. Cette perte plongea le conquérant dans une détresse absolue, comme en témoigna Plutarque :

« Sa mort causa au roi un chagrin tel que nulle réflexion ne put le modérer. »

De retour à Babylone, Alexandre reçut Néarque, qui revenait de son expédition maritime et lui raconta les merveilles de son voyage. Mais ces retrouvailles furent de courte durée. Le roi fut pris soudainement d'un violent accès de fièvre – peut-être la malaria ou le virus du Nil occidental – qui ne lui laissa aucune chance. En l'espace de huit jours, l'homme qui avait fait trembler la terre s'éteignit à l'âge de 32 ans, le 11 juin 323 av. J.-C. Pour clore cette biographie la plus importante de notre série Grèce antique, il convient de laisser la place à la réflexion sur l'héritage presque mystique qu'il nous laisse :

« La fascination qui s’en dégage est d’une intensité sans égale car elle incarne d’une façon tangible la fusion de l’Orient et de l’Occident. On a envie de retenir son souffle devant elle, pour ne pas troubler le mystère qui la baigne. Sont-ce des portraits de rois ou des effigies divines ? Ne cherchons pas à le savoir. Bornons-nous à imaginer, dans le sourire intemporel qui flotte sur leurs lèvres, le lieu où toute la peine des hommes se transforme, imperceptiblement, en la sagesse d’un dieu. » Ainsi s'acheve la vie d'Alexandre. 

Le Bilan Militaire

Alexandre le Grand en chiffres et en batailles

0 Défaite
13 Années de campagne
5.2M km² conquis
20+ Batailles & Sièges
+70 Villes fondées

Batailles Majeures

Le Granique

334 av. J.-C.

Conséquences : Première victoire décisive contre les satrapes perses. Libération des cités grecques d'Asie Mineure et ouverture des portes de l'Asie.

Issos

333 av. J.-C.

Conséquences : Fuite du roi Darius III et capture de la famille royale perse. Alexandre prend le contrôle total de la côte méditerranéenne (Levant).

Gaugamèles

331 av. J.-C.

Conséquences : Effondrement définitif de l'Empire Achéménide. Alexandre s'empare de Babylone et est couronné « Roi des Rois » de Perse.

L'Hydaspe

326 av. J.-C.

Conséquences : Victoire titanesque contre le roi indien Pôros et ses éléphants. L'Empire atteint sa frontière maximale, les troupes épuisées refusent d'aller plus loin.

Mais si l'âme du conquérant semblait rejoindre le panthéon des dieux, sur terre, son immense empire allait sombrer dans le chaos. Sans héritier en âge de régner, le lit de mort d'Alexandre devint le théâtre d'une lutte fratricide. Ses plus brillants généraux les Diadoques (du grec diadokhoi, signifiant « les successeurs ») allaient s'entre-déchirer pendant des décennies pour se partager les dépouilles du monde connu. Dans cette époque impitoyable de trahisons et de sang, une figure sombre et calculatrice allait bientôt s'élever pour s'emparer de la Macédoine et sceller tragiquement le sort de la propre descendance d'Alexandre : le redoutable Cassandre.